Logistique urbaine
Logistique urbaine : quelles solutions ?
Approvisionner les commerces, enlever les déchets, déménager entreprises et particuliers, livrer des colis aux entreprises et particuliers… impossible d’imaginer se passer des véhicules de livraison, camions et autres camionnettes qui sillonnent les rues des villes.
Pourtant le transport de marchandises en ville reste perçu comme une source de nuisances : polluant, dangereux, bruyant, encombrant la voirie… Ce « mal nécessaire » pour la vie quotidienne et pour le maintien d’une activité en centre-ville est devenu plus préoccupant depuis quelques années ; en particulier depuis que la qualité de l’air et le bruit en ville sont des sujets passés au premier plan des agendas politiques sous la pression des habitants eux-mêmes.
Adapter la logistique urbaine aux contraintes croissantes des villes est une nécessité pour nous si nous voulons continuer à apporter le même service à nos clients.
Le transport de marchandise en ville, source de nuisances
Le transport de marchandises en ville représente 9 à 15 % des déplacements de véhicules.
En termes de pollution, il est à l’origine de 30 % du bilan énergétique des transports urbains et génère 5 % du CO2, 37 % des NOx, 45 % du SO2 et 65 % des particules.
La sécurité routière est aussi importante et l’implication des véhicules utilitaires est loin d’être négligeable. Une étude sur la ville de Marseille montre qu’il y a une tendance à la baisse des accidents en milieu urbain (- 25 % en 10 ans) mais que les accidents impliquant des véhicules de marchandises augmentent de 25 %, et de 50 % pour les seuls poids lourds.
Le transport de marchandises est enfin générateur de congestion. A Bordeaux, en France, la durée d’occupation de la voirie par les véhicules de livraison en double file représente 25 % de la durée d’occupation totale et ce pourcentage atteint 62 % dans l’hyper-centre historique de la ville. Le stationnement illicite pour livrer est très important et est pratiqué dans plus de 50 % des cas en hyper-centre.
La livraison en centre ville est pourtant indispensable au dynamisme et à l’approvisionnement de nos villes.
Les agglomérations agissent.
Elles ont conscience qu'elles doivent se préparer à répondre aux défis multiples annoncés : limiter les nuisances, dynamiser les centres urbains, organiser l'espace public pour satisfaire une demande de nouveaux services logistiques qui se multiplie.
Maîtriser le dernier kilomètre en centre-ville : quelques expériences menées par nos filiales en Europe
Les filiales du groupe GeoPost se mobilisent pour accéder à leurs clients destinataires et les stratégies mises en œuvre font la part belle aux moyens qui allient efficacité et "durabilité".
SEUR en Espagne, Exapaq et Chronopost en France sont particulièrement attentifs à ce défi de tous les jours : accéder au centre-ville pour la livraison tout en restant attentifs à la réduction du CO2.
Repère 1 : Quelques données sur le transport de marchandises en ville
· 20% des kilomètres parcourus en ville sont dus au transport de marchandises dont 50% aux achats motorisés des ménages · 50% du gazole consommé en ville l'est pour le transport de marchandises (dont achats)
· 35% du CO2 émis en urbain est du au transport de marchandises (dont achats)
· 70% des livraisons durent moins de 10 minutes · 8 véhicules de petit gabarit sont nécessaires pour transporter le chargement d'un seul poids lourd.
· Le nombre de livraisons dans un centre ville est environ 4 fois plus important que le nombre d'enlèvements.
(source : Laboratoire d’Economie des Transports - Programme National Marchandises en Ville)
Repère 2 : Caractéristiques des flux logistiques urbains
L’importance des flux générés par le commerce occasionne une pointe de livraisons entre 10 et 11 heures le matin, soit hors des heures de pointe des flux de personnes.
- Les heures de pointe pour les livraisons-enlèvements sont 9h-11h et 15h-17h.
- L’après-midi, ce sont les tournées d’enlèvements. Les opérations de livraisons-enlèvements peuvent occuper à elles seules, jusqu’à 30 % de la voirie en centre-ville.
- De plus, en centre-ville, plus de 80 % des arrêts de livraisons s’effectuent sur des emplacements illicites.
- 60 % des livraisons durent moins de 5 minutes.
- 9 % des livraisons de longue durée (>20 minutes) occupe 36 % du temps de livraisons sur la journée.
Repère 3 : L’essor du e-commerce renforce l’urgence du problème.
Cette forme de commerce multiplie les livraisons aux particuliers, engendrant une augmentation des camionnettes en centre-ville.
- 80% des consommateurs se situent en milieu urbain.
- La logistique du e-commerce B to C doit par conséquent gérer le coût du dernier kilomètre en milieu urbain qui est très élevé et intégrer les contraintes de la logistique urbaine.